The Mediums’ Book » PART SECOND - SPIRIT MANIFESTATIONS » CHAPTER XXIII - OBSESSION » Subjugation Le Livre des Médiums » Seconde partie - Des manifestations spirites » Chapitre XXIII - De l'obsession » Subjugation

240. The third degree of obsession, viz., subjugation, is a constraint which paralyses the will of its victim, and makes him act in spite of himself, reducing him to a state of absolute bondage. Subjugation may be moral or corporeal. In the first case, the subjugated medium is often drawn on to do things which are foolish or reprehensible, but which he is deluded into regarding as wise and proper; it is a species of fascination, but one which is exercised on the will as well as on the mind. In the second case, the spirit acts on the material organs of his victim, provoking involuntary movements or acts; as is shown in the case of writing mediums, by an incessant desire to write, even at the most inopportune moments. We have seen a medium, thus enslaved, who, for want of a pen or a pencil, made movements with his linger, as though writing, wherever he happened to be, even in the streets, upon the doors and walls.

 

Corporeal subjugation sometimes goes still further, and forces its victims to do the most extravagant things. We knew a man, neither young nor handsome, who, under the influence of an obsession of this nature, was constrained, by an irresistible impulse, to throw himself on his knees before a young girl for whom he felt no admiration, and to make her an offer of marriage. At other times, he was forced by a violent pressure on his back and loins, to kneel down, in spite of his strenuous efforts to the contrary, and to kiss the ground, in public places, and in the presence of the crowd. This man passed for mad among his acquaintance; but, most certainly, he was not mad; for he was fully conscious of the absurdity of what he was thus made to do against his will, and suffered horribly in consequence. [1]

 

241. In former days, the term possession was employed to express the empire thus exercised over men by evil spirits, when their influence went the length of producing what appeared to be mental aberration. For us, possession would be synonymous with subjugation. If we do not adopt the term possession, it is for two reasons; first, because it implies a belief that there are beings created for evil, and perpetually doomed to evil, whereas there exist, in fact, only beings more or less advanced, all of whom can improve themselves: and, secondly, because the term possession implies the idea of a stranger-spirit taking possession of the victim's body, by a sort of cohabitation with the spirit of his victim, while, in fact, the obsessor's action is only one of constraint. The word subjugation expresses our thought perfectly. Therefore, as we hold that no one is possessed, in the common acceptation of the word, there exist for us, among the victims of evil spirits, only the three categories of the obsessed, the fascinated, and the subjugated.



[1] Vide The Spirits' Book, p. 195 et seq. Possession.


240. La subjugation est une étreinte qui paralyse la volonté de celui qui la subit, et le fait agir malgré lui. Il est, en un mot, sous un véritable joug.

La subjugation peut être morale ou corporelle. Dans le premier cas, le subjugué est sollicité à prendre des déterminations souvent absurdes et compromettantes que, par une sorte d'illusion, il croit sensées : c'est une sorte de fascination. Dans le second cas, l'Esprit agit sur les organes matériels, et provoque des mouvements involontaires. Elle se traduit chez le médium écrivain par un besoin incessant d'écrire, même dans les moments les plus inopportuns. Nous en avons vu qui, à défaut de plume ou de crayon, faisaient le simulacre d'écrire avec le doigt, partout où ils se trouvaient, même dans les rues, sur les portes et les murailles.

La subjugation corporelle va quelquefois plus loin ; elle peut pousser aux actes les plus ridicules. Nous avons connu un homme qui n'était ni jeune ni beau, sous l'empire d'une obsession de cette nature, se trouver contraint, par une force irrésistible, de se mettre à genoux devant une jeune fille sur laquelle il n'avait aucune vue, et la demander en mariage. D'autres fois, il sentait sur le dos et les jarrets une pression énergique qui le forçait, malgré la volonté qu'il y opposait, à se mettre à genoux et à baiser la terre dans les endroits publics et en présence de la foule. Cet homme passait pour fou parmi ses connaissances ; mais nous nous sommes convaincu qu'il ne l'était pas du tout, car il avait la pleine conscience du ridicule de ce qu'il faisait contre son gré, et en souffrait horriblement.

241. On donnait jadis le nom de possession à l'empire exercé par de mauvais Esprits, lorsque leur influence allait jusqu'à l'aberration des facultés. La possession serait, pour nous, synonyme de la subjugation. Si nous n'adoptons pas ce terme, c'est par deux motifs : le premier, qu'il implique la croyance à des êtres créés pour le mal et perpétuellement voués au mal, tandis qu'il n'y a que des êtres plus ou moins imparfaits, qui tous peuvent s'améliorer. Le second, qu'il implique également l'idée de prise de possession du corps par un Esprit étranger, d'une sorte de cohabitation, tandis qu'il n'y a que contrainte. Le mot subjugation rend parfaitement la pensée. Ainsi, pour nous, il n'y a pas de possédés, dans le sens vulgaire du mot, il n'y a que des obsédés, des subjugués et des fascinés.


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