Spiritist Review 1860 » November » Spiritist dissertations » Relative honesty Revue Spirite 1860 » Novembre » Dissertations spirites » L'honnêteté relative

(Medium Mrs. Costel)

Today we will comment the morality of those who don’t have it, that is, the relative honesty that is found in the most corrupted hearts. A thief does not steal the handkerchief of his comrade, even when his comrade has two. The trader does not overcharge his friend; the traitor, despite everything, is loyal to someone. The divine light is never absolutely absent from the human heart; thus it must be preserved with extreme care, or even developed. The strict and brutal judgment by people, given its severity, makes recovery much more difficult than the practice of bad deeds. Once developed, Spiritism should be and will be the consolation and hope of those hearts hurt by human justice.

Full of sublime teachings, religion glides too high for the ignorant. It does not reach them with sufficient objectivity, as it should, the sterile imagination of the illiterate, who wishes to see in order to believe. Enlightened by the mediums, perhaps medium themselves, the belief shall flourish in their withered hearts. Hence, the true spiritist must address the people in particular, like the apostles did in former times, so as to propagate the consoling doctrine.

As pioneers, they must dive into the swamps of ignorance, filled with defects; they clean and prepare the terrain of lost souls, so they can receive the beautiful knowledge of Christ.

Georges


(Médium, madame Costel.)

Nous nous occuperons aujourd'hui de la moralité de ceux qui n'en ont pas, c'est-à-dire de l'honnêteté relative qui se trouve dans les cœurs les plus pervertis. Le voleur ne vole pas le mouchoir de son camarade, même, quand celui-ci en a deux; le marchand ne surfait pas son ami; le traître est fidèle quand même à un être quelconque. Jamais la lueur divine n'est complètement absente du cœur humain; aussi doit-on la conserver avec des soins infinis, sinon la développer. Le jugement étroit et brutal des hommes empêche, par sa sévérité, beaucoup plus de bons retours qu'il ne préserve de mauvaises actions. Le Spiritisme développé doit être, et sera la consolation et l'espoir des cœurs flétris par la justice humaine. La religion, pleine de sublimes enseignements, plane trop haut pour les ignorants; elle n'attaque pas assez directement l'épaisse imagination de l'illettré qui veut voir et toucher pour croire. Eclairé par les médiums, peut-être médium lui-même, la croyance fleurira dans ce cœur desséché. Aussi est-ce surtout au peuple que les vrais Spirites doivent s'adresser comme autrefois les apôtres; qu'ils répandent la doctrine consolante; comme des pionniers, qu'ils s'enfoncent dans les marais de l'ignorance et du vice pour défricher, assainir, préparer le terrain des âmes, afin qu'elles puissent recevoir la belle culture du Christ.

GEORGES.