Spiritist Review 1859 » January » Spiritist aphorisms and select thoughts Revue Spirite 1859 » Janvier » Aphorismes spirites

From time to time we will offer select thoughts under the title above, which in a few words will summarize certain essential principles of Spiritism.

     Those who believe to be capable of avoiding the action of the bad spirits by the abstention of the spiritist communications are like children who believe to be capable of avoiding danger by blindfolding themselves. It would be the same as affirming that it is preferable not to know how to read and write in order to not be exposed to the reading of bad books or to the writing of stupid things.

     The one that receives bad spiritist communications, verbal or written, is under a bad influence. Such an influence is exerted on the person irrespective if the person is writing or not. The written text offers a means of proclaiming the nature of the spirits that act upon them. If the person is fascinated enough to the point of not understanding the communications, others can open their eyes.

     Does someone have to be a medium in order to write an absurd? Who can tell that among all the ridiculous or bad things that have been written already, there aren’t some which the unsuspected writer, led by some malevolent or jester spirit, represented the role of an obsessed medium through his writing?

     The good, but ignorant spirits, confess their insufficiency regarding something that they don’t know. The bad ones pretend to know everything.

     The advanced spirits demonstrate their superiority by their words and by the constant sublimity of their thoughts, but they are not boastful. Be suspicious of those who emphatically say that they are at the highest level of perfection and among the elected ones. Swaggering is always a sign of mediocrity among the spirits, as it is among us.

 

 

 


 

Aphorismes spirites.

Sous ce titre, nous donnerons de temps en temps des pensées détachées qui résumeront, en peut de mots, certains principes essentiels du spiritisme.

I. Ceux qui croient se préserver de l'action des mauvais Esprits en s'abstenant des communications spirites, sont comme ces enfants qui croient éviter un danger en se bandant les yeux. Autant vaudrait dire qu'il est préférable de ne savoir lire ni écrire, parce qu'on ne serait pas exposé à lire de mauvais livres ou à écrire des sottises.

II. Quiconque a de mauvaises communications spirites, verbales ou par écrit, est sous une mauvaise influence; cette influence s'exerce sur lui, qu'il écrive ou qu'il n'écrive pas. L'écriture lui donne un moyen de s'assurer de la nature des Esprits qui agissent sur lui. S'il est assez fasciné pour ne pas les comprendre, d'autres peuvent lui ouvrir les yeux.

III. Est-il besoin d'être médium pour écrire des absurdités? Qui dit que parmi toutes les choses ridicules ou mauvaises qui s'impriment, il n'en est pas où l'écrivain, poussé par quelque Esprit moqueur ou malveillant, joue le rôle de médium obsédé sans le savoir?

IV. Les Esprit bons, mais ignorants, avouent leur insuffisance sur les choses qu'ils ne savent pas; les mauvais disent tout savoir.

V. Les Esprits élevés prouvent leur supériorité par leurs paroles et la constante sublimité de leurs pensées, mais ils ne s'en vantent pas. Défiez-vous de ceux qui disent avec emphase être au plus haut degré de perfection, et parmi les élus; la forfanterie, chez les Esprits, comme chez les hommes, est toujours un signe de médiocrité.


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